Monnet, Schuman, Adenauer et toute la clique des Pères fondateurs de l’Europe n’imaginaient probablement pas que leurs rêves de paix et de démocratie chrétienne allaient favoriser les maladies cardiovasculaires et le mauvais cholestérol. Les faits sont pourtant incontestables : la politique européenne en matière d’agroalimentaire a encouragé les pays du sud de l’Europe à abandonner leur diète méditerranéenne faites de fruits frais, d’huile d’olive et de viandes maigres issues d’animaux nourris à l’herbe, au profit d’une alimentation riche en viandes grasses et subventionnées, issues de bêtes nourries au maïs. Des études menées par des scientifiques suisses depuis deux ans révèlent que de plus en plus d’Italiens, de Portugais, d’Espagnols et de citoyens des pays de l’ex-Yougoslavie souffrent de surpoids et de maladies cardiaques directement liées à l’abandon du régime national traditionnel. La Politique Agricole Commune (PAC) serait quant à elle responsable de l’explosion des maladies cardiovasculaires en Europe (source Organisation Mondiale de la Santé). Voilà qui oblige à considérer différemment les débats politiques actuels, et qui relativise la culpabilité des pays méditerranéens de l’Union. Je ne vois pas pourquoi l’U.E. réclamerait à la Grèce de payer ses dettes alors qu’elle lui a volé sa diète. Finalement nous n’avons même plus à choisir entre Europe des marchés et Europe des nations mais entre l’Europe des voleurs et celle des mauvais payeurs. En attendant, j’opte pour la diète gasconne, la politique des grandes tables, et l’union des copains.
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