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Annulez la diète
Si les Wallabies sont si peu créatifs ballon en main, c’est que toute l’imagination de ce pays est concentrée dans le cerveau de ses médecins. C’est la conclusion que je tire ce matin de la lecture du Herald Sun, le plus grand quotidien national australien. http://www.heraldsun.com.au/lifestyle/the-other-side/santa-a-health-hazard/story-e6frfhk6-1225811511670. Nathan Grills, un toubib aussie, y affirme sans trembler (comme le pied de Giteau), que la figure universelle du Père Noël joufflu, rougeaud, bonhomme et bedonnant, va à l’encontre des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé, et que son hygiène de vie déplorable participe à l’épidémie d’obésité qui atteint les enfants des pays riches. Moi, bêtement, je pensais qu’elle était due aux graisses saturées des plats préparés et aux conneries en tube sucrées à mort et chargées en chimie fine, vendues dans les supérettes qui jouxte les établissements scolaires. Son étude, publiée le 17 décembre dernier dans le « British Médical Journal » (qui est tout de même à la recherche médicale ce que le Midi Olympique est au maul pénétrant), préconise de mettre le Père Noël à la diète, et de lui acheter une conduite. Je crains que l’année prochaine, les médecins de Camberra ne demande au Vatican donner le jour au Sauveur dans les draps frais d’une clinique de Genève plutôt que dans la paille dégueulasse d’une étable de Nazareth, dans le but de sensibiliser la population mondiale au rôle de l’hygiène dans la lutte contre les maladies nosocomiales. Mais le pire dans cette histoire, c’est qu’à des fins de propagande en faveur de l’insupportable vélocratie actuelle, cet allopathe psychopathe entend mettre le Père Noël sur une bicyclette plutôt qu’à l’arrière d’un traineau. À voir le peu d’entrain que met mon facteur sur sa bécane jaune canari quant il s’agit de délivrer les colis à l’heure, je doute que le gros barbu ne parvienne à boucler son tour du monde avant le 25 au soir…
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