Plus que jamais, en cette période d’incertitude, de doutes, d’effondrements des repères sociaux les plus fondamentaux, comme la transmission entre générations, le respect des traditions et face à une uniformisation des comportements, la recherche d’une identité est de plus en plus forte. Cette identité, ces valeurs se sont perdues dans les labyrinthes d’une mondialisation gargantuesque qui a dévoré au fur et à mesure toutes les valeurs humaines les plus fondamentales, à commencer par celle qui régit tout groupe d’individus : le lien social. Alors, vous êtes vous demandé pourquoi il y a depuis ces dernières années un engouement aussi fort et de plus en plus profond pour la cuisine ? Pourquoi sommes nous de plus en plus nombreux à aimer nous retrouver autour d’une table, autour d’un plat, autour d’une recette traditionnelle que l’on découvre ou redécouvre une ou deux génération après. Peut être tout simplement parce qu’il y a là le lien social qui manque. Il n’y a rien de plus rassembleur, de plus convivial et de plus sociabilisant qu’un repas. Du temps passé à l’achat des légumes, des viandes et autres produits choisis en toute conscience, à la préparation en elle même, tout n’est que passion, envie de partage et de plaisir. Et puis par les temps qui courent où tout est bon pour écraser l’autre, le repas est un des rares moments où l’on ne s’engueule pas.
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