J’ai appris l’autre jour lors d’une de mes lectures vagabondes que dans les calculs de l’empreinte écologique, un champ cultivé capture plus de CO2 qu’une forêt et une prairie autant.
Il faut, je crois, abandonner l’idée que la nature existe par elle même, sans l’intervention de l’homme et faire confiance à ceux qui la connaissent le mieux, l’aménagent et en tirent le meilleur : les paysans.
Aujourd’hui on accuse ceux que l‘on a incité a produire plus, pour nourrir plus, de polluer et d’être les premiers destructeurs d’une nature dont ils étaient les premiers occupants, les défricheurs, ceux qui connaissent la terre, sa culture, ses cycles de production, sa générosité et ses limites mieux que personne. On parle de culture et de produits bio, de développement durable, de redécouverte des fruits et des légumes anciens, de défense de terroirs, comme d’un état de grâce, comme la plus grande découverte depuis que Christophe Colomb découvrit le nouveau monde. C’est bien de çà qu’il s’agit d’un NOUVEAU MONDE.
Alors, moi le vagabond, enfant du monde et de nulle part, j’écris sur cette nappe de restaurant ces quelques lignes aux saveurs et aux senteurs que VOUS, les décideurs et autres penseurs de salons, avez massacré et jeté en pâture à une industrie agroalimentaire aux desseins machiavéliques. Vous avez oublié qu’en chaque agriculteur un paysan sommeille.
Bon, je crois que je vais aller manger au J’Go, là où les paysans s’invitent à votre table.
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