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Chargé par le président de la République de redorer le blason du « made in France », l’ancien ministre Yves Jégo suggère la mise en place d’une gradation de 1 à 3 étoiles, selon la part de valeur ajoutée hexagonale de chaque produit. Cette mesure rétablirait ainsi un début de justice, en opérant une distinction salvatrice entre un produit fabriqué en Chine et transformé en France, et un autre intégralement conçu at home. L’ancien ministre ne compte pas arrêter là ses cocoricos, qui proposent l’extension de l’Indication Géographique Protégée (IGP) à certains produits non agricoles tels les couteaux Laguiole, la porcelaine de Limoges ou le cristal de Bohème.
Si d’aventure le Président Sakozy n’avait pas confié cette mission à M.Jégo mais au J’Go (l’Élysée n’est pas à l’abri d’une bourde et les annuaires sont écrits si petit qu’une erreur est vite arrivée), nous aurions sans doute milité pour que les équipes du TOP 14 subissent elles aussi la loi du label made in France à 3 étoiles. Car la France importe avec la même avidité l’ail et les piliers droits argentins, l’agneau et les demis d’ouverture néo-zélandais, le vin et les troisièmes ligne sud-africains.
En conséquence, en ce week-end de demi-finales du TOP 14, le J’Go garantira la provenance du contenu de ses assiettes mais pas celle des rugbymen qui évolueront sur ses écrans de télévision (matches retransmis sur grand écran à Toulouse et Paris). Alors, régalez-vous avec nos agneaux du Quercy, nos porcs de Bigorre, nos haricots tarbais et notre ail de Lautrec, et pour le reste, voyez avec l’Élysée.
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