De vin en vin C’est en parcourant la carte des vins du restaurant que j’ai fait un de mes plus beaux vagabondages. A la « Croix petite » je me suis arrêté : la croisée des chemins. Mon ami « Thibault de Plaisance » m’avait bien dit que sur ces routes du Sud Ouest, le chemin qui menait à Saint Jacques serait parsemé de signes qui me guideraient dans ce pèlerinage. Un « Chante Coucou » accompagnait mes pas. Je croisais alors toute un groupe « d’Apprentis » qui s’en allaient au travail, l’un d’entre eux me remit un livre au passage C’était « le Sid » d’un certain Mathieu Cosse. Il n’y avait qu’une page et ces quelques mots : « Robe rubis pourpre ; nez intense et complexe. Bouche profonde, intense et riche, tannins fins." La chose me donnait soif, plus que soif, envie. Je décidai de poursuivre ma route et le soir venu c’est au « Mas des Brousses » que je décidai de passer la nuit. Après ce repos, je repris ma route, Saint Jacques était encore loin quand tout à coup un phare se dessinât sur une colline, pourtant la mer était bien loin. Le village s’appelait Lagraulet et le phare était un château d’eau. L’artiste peintre avait signé Chambas et sa fresque recouvrait tout l’ouvrage. Tout y était, tout ce qui faisait de mon Sud Ouest une attitude de vie : le végétal, l’animal, le minéral et l’humain. Alors tout au fond de cet « été Gascon » mes yeux se mirent à briller. Sur la place du village un homme s’avança vers moi et me dit : « Tu sais c’est ici que j’ai grandi et j’ai été heureux». « Harmonie. »
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