Il fut un temps où un messie multiplia les pains et permit ainsi grâce au partage, de sauver de la famine et de nourrir tout un village. Peu de temps après le vin devint, de part la grâce divine, le sang et le symbole éternel de ce même envoyé de Dieu. Le pain et le vin ont accompagné toute l’histoire de l’humanité, mais ce dernier plus que tout autre nectar a marqué toutes les victoires, toutes les fêtes, toutes les célébrations et tous les épisodes de libérations diverses et multiples. La vigne et le vin font partie de la culture de presque tous les pays, ils sont l’expression d’un terroir, d’une tradition, d’un savoir faire qui porte en lui tout le travail, le temps et la passion d’hommes et de femmes profondément enracinés, passionnés et amoureux de la vie et de la terre. Il est vrai aussi que le vin a un pouvoir que certains pourraient qualifier de divin, c’est celui de multiplier les choses. Ne vous méprenez pas, je vous vois déjà sourire. Je ne parle pas de cet état de « grâce » où l’on se trouve et qui préside au dédoublement physique des choses qu’une absorption abusive d’alcool entraine souvent. Non je vous parle de vin, du plaisir de dégustation et de son pouvoir de partage, de ses caresses, de ses découvertes gustatives et de ses fenêtres ouvertes vers l’infini. Baudelaire disait : « Enivrez vous, de littérature, de poésie, de vin ou d’amour, mais enivrez vous » Comme il avait raison, l’homme.
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