On va bientôt parler du blues de cet automne qui arrive peu à peu, de cet été qui ne nous aura pas apporté tout le soleil que l’on attendait, de cet hiver qui risque d’être long et de ce printemps que l’on avait tant espéré et dont on a depuis longtemps oublié les premiers beaux jours.
Car les seules choses qui semblent préoccuper tous les matins les hommes et femmes, c’est la météo.
Tout semble dépendre des phénomènes climatiques.
Je ne dis pas que le soleil, la pluie, le vent, le chaud ou le froid ne jouent pas sur notre tempérament. Ils font partie de ces saisons que l’on ne perçoit plus comme des cycles naturels de notre terre mais comme des « calamités » qui nous empêchent de vivre normalement. Tout devient anormal, contraignant, on n’est jamais content.
Quand il fait chaud, on trouve qu’il fait trop chaud, le froid est paralysant, la pluie empêche de sortir et le vent donne parait-t-il mal au crâne.
Et puis il y a ceux pour qui les variations du temps et les saisons ont des conséquences importantes et déterminantes dans leur vie, ce sont les paysans. A peine ont ils commencé à récolter les fraises pêches, abricots, nectarines, courgettes, poivrons, et tomates que déjà, pommes, poires, raisins, potimarrons, citrouilles, mâches, champignons, navets, haricots frais, pointent le bout de leur nez.
C’est un peu comme les collections de haute couture, toujours une saison d’avance, les froufrous et la une des magazines en moins. Alors vivons et mangeons, le cœur et le ventre en accord avec chaque saison et non pas éternellement insatisfaits.
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