Au J’GO les frites, comme les haricots Tarbais, ne supportent pas la comparaison, on les goûte une première fois puis on évite tant que c’est possible d’en manger d’autres ailleurs.
(C’est incroyable d’être chauvin à ce point là…….mais j’assume.)
Cuites à la graisse de canard, elles se mangent avec les doigts et se font souvent rappeler à table. A c’est sûr, elles n’ont peut être pas la brillance, le calibrage uniforme et régulier des frites de chez l’autre…… enfin vous voyez de qui je parle ? C’est vrai qu’au pays de Donald le mot frite rime avec le mot mac.
1 tonne par semaine, c’est à dire 1000 kg et douze mois dans l’année, c’est une performance qui ne figure pas dans le livre des records car on n’est pas du genre à fanfaronner, ni tenter de battre des records. Au J’GO les frites c’est au sous sol que çà se passe. Stéphane, le maître légumier, (le terme n’est pas exagéré) s’évertue chaque jour à peler les pommes de terre à la main, une à une, près de 15O kg par jour. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car il faut les couper.
Tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac
Tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac, tac,
Je défie bien des samouraïs de se frotter à la lame de Stéphane. Il y a dans la découpe des pommes de terre toutes les formes du passé, les gestes de nos grand-mères et le savoir faire d’un maestro.
Cela vous fait sourire ?
Tenez je vous invite, prenez donc une portion de frites et après on descendra voir Stéphane.
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