12h30 au J’GO. Je venais de commander une poêlée de rognons d’agneaux, persillée et flambée. J’avais aussi demandé des frites comme accompagnement, un de mes péchés mignons à chaque fois que je viens y manger. Face à moi, mon ami avait demandé un croustillant d’agneau du Quercy, avec comme accompagnement une poêlée de légumes d’automne. Pas d’entrée cette fois, en direct ; deux verres de Pellehaut rouge et un début de conversation brusquement interrompu. Vous voyez le tableau ? - S’il vous plait est ce que je pourrais avoir en supplément une petite cassole de haricots Tarbais ? - Bien sur, avec grand plaisir ! - Tu prends des haricots en plus ? - Eh oui, c’est presque par gourmandise… Mon ami aimait manger comme il aimait la vie, sans retenue, avec un plaisir et un sens du partage qu’il transmettait à chacun de ses mots, à chacun de ses coups de fourchette. Je pensais tout de même que les haricots étaient peut être en trop, mais bon, je laissais le repas avancer doucement. Quand le serveur posa la petite cassole et nos assiettes sur la table, la conversation, déjà alimentée par quelques gorgées de vin, laissa place à un début de repas joyeux et savoureux. Il avait déjà ponctué son repas par quelques cuillérées de haricots, rajoutées dans son assiette. Je n’en pouvais plus. - Je peux t’en prendre quelques uns ? C’est aussi ça le J’GO, picorer parfois dans le plat d’un ami.
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