Il y a un proverbe Africain qui dit : « Muana sala muana dia. »
Un enfant qui travaille c’est un enfant qui mange.
Cela ne veut pas dire que tous les enfants doivent obligatoirement travailler pour pouvoir manger L’obligation des parents étant de subvenir à leurs besoins. Dans certains pays l’exception confirme souvent la règle et le travail des enfants est aussi une question de survie.
Quand la maman africaine demande à ses enfants, d’aller chercher de l’eau, d’aller faire des courses, d’aider à la maison, il contribue au travail de la famille et à pouvoir ainsi manger tous les jours.
Tout travail mérite donc salaire, mais tout travail devrait aussi permettre de se nourrir, de se loger, de se vêtir, enfin de vivre.
Aujourd’hui 61 % des agriculteurs gagnent moins que le salaire minimum (Smic). Les agriculteurs sont la catégorie socioprofessionnelle où l’on compte le plus de suicides ; plus de 80 000 agriculteurs sont en difficulté ; plus de 15 000 agriculteurs et salariés touchent le RMI (Revenu Minimum d’Insertion, octroyé par l’Etat).
Est il normal que ceux qui nous permettent de manger ne puisse presque plus le faire eux mêmes ?
Quand certain de leurs enfants reprennent l’exploitation, c’est presque toujours par passion, parce qu’ils ont toujours aidé et vécu au sein de la famille. Quand un agriculteur qui travaille ne sera plus un agriculteur qui mange, il sera peut être trop tard.
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