Tous les jours, plus de deux bistrots baissent leur rideau définitivement.
Chronique annoncée d’une mort sociale et culturelle.
Les bistrots se sont peu à peu retrouvés face à une réalité consumériste qui a pris le pas sur la convivialité, le partage, l’échange. Le café du petit matin, les repas de midi aux odeurs familiales et aux cuisines simples et goûteuses ont cédé la place à des lieux de passage, de rendez vous express pour des jeunes toujours pressés.
La mauvaise réputation, comme les rumeurs ont achevé la curée, .
Le comptoir en zinc à des allures de portables, petites surfaces anonymes, échanges furtifs et textos codés où les mots perdent toute leur âme et tout leur sens.
Les discussions de bistrot ne sont pas si futiles que çà, elles participaient à un échange, une relation humaine, dépourvue de toute barrière sociale ou économique.
J’ai refais le monde mille fois et partagé mille passions et milles rêves autour de grignotages et d’un verre de vin blanc sec. J’ai partagé avec des amis et des inconnus des morceaux de comptoir qui valaient bien des discussions à l’assemblée nationale.
L’esprit bistrot c’est comme l’esprit paysan, une attitude de vie.
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