Si les légumes qui accompagnent vos plats favoris au J’GO vos donnent autant de plaisir, c’est qu’ils sont nés de la passion dévorante de Jean-Luc Garbage. Ce dernier produit une multitude de variétés en petite quantité en respectant scrupuleusement les règles essentielles de la culture naturelle, soucieux de proposer à ses clients des saveurs authentiques et originales. Installé à Saint-Martin-d’Armagnac où ses parents étaient eux-mêmes agriculteurs, il cultive asperges, tomates, courgettes, pâtissons, aubergines, poivrons, piments doux, jeunes pousses de salade et minis légumes avec un souci constant de la qualité. Artisan du goût, créateur de saveurs, Jean-Luc Garbage est sans doute victime de cette frilosité qui fait fuir les grands mots, et nous empêche de reconnaître que les paysans sont parfois des artistes.
Il croît sous ses serres des bombes gustatives rondelettes qui explosent au moindre coup de croc, des salades aux noms fabuleux dont le crissement vous flanque des frissons glacés, des poivrons lustrés qui brillent comme les lampions des jours de fête. L’endroit idéal, en somme, pour célébrer les plaisirs estivaux.
LA VUE –
« Les plaisirs visuels offerts par la culture de légumes s’inscrivent forcément dans la durée. Il n’est rien qui surpasse le bonheur de constater jour après jour la croissance des plants que l’on a soigneusement choisis, semés, soignés et entretenus. Chaque plante, chaque pied offre un ravissement différent. Chaque variété procure des sensations particulières. C’est là le mystère de la nature qui, sans fausse modestie, fait l’essentiel du travail. Lorsqu’en décembre je choisis avec les chefs des restaurants avec qui je travaille les légumes qui garniront leurs assiettes quelques mois plus tard, je pense déjà au plaisir que j’aurai de les voir pousser. Rien n’est plus beau qu’un légume sain et agréable à regarder, surtout quand on sait qu’il sera utilisé par des cuisiniers amoureux de leur métier. »
L’ODORAT-
« J’aurais bien du mal à trouver les mots pour vous décrire avec exactitude la finesse et la subtilité de l’odeur du poivron. Quand vient l’été, la chaleur décuple ses effluves enivrants et porte à vos narines un parfum inégalable qui finit par devenir entêtant. Lorsque vous pénétrez dans la serre, tout est encore flou. Puis, peu à peu, en empruntant les allées, la sensation se précise. Les parfums semblent vous coller à la peau, et vous ne pouvez vous empêcher de porter à votre bouche ce que vous savez être la source de ces incroyables fragrances. L’odorat, en réalité, est une prémisse à la gourmandise. »
L’OUÏE –
« Il est un bruit que l’on oublie à force de l’entendre, une rumeur qui devient naturelle au fil du temps, un murmure familier qui survient avec l’été et ne vous abandonne qu’aux premiers jours de l’hiver. Au coeur du paysage muet de la serre, bouillonne une multitude d’insectes indispensables à la fertilité des plantes, un monde fabuleux fait de bruissement d’ailes, de bourdonnements discrets, de craquements imperceptibles. Les bourdons qui nous accompagnent toute la journée et les coccinelles qui dévorent en secret les colonies de pucerons deviennent des collègues de travail, des compagnons fidèles auxquels on finit par ne plus prêter attention. Pourtant, le fond sonore qu’ils installent sous la serre reste le plus doux des accompagnements. »
LE TOUCHER –
« Parmi les plaisirs de la récolte, le contact direct avec les tomates, les courgettes ou les salades est sans doute le plus agréable. Que l’on prenne un légume à pleines mains ou qu’on se contente de l’effleurer, les sensations que l’on ressent sont assez indescriptibles. Contrairement aux sculptures humaines exposées dans les musées, les œuvres de la nature sont offertes au toucher. Elles ne dévoilent véritablement leurs pouvoirs sensuels que sous le bout de nos doigts, comme si avant de les avaler il était nécessaire de les garder quelques instants au creux de la main. »
Le GOÛT –
« La tomate concentre à elle seule les charmes incomparables des produits estivaux. Selon les variétés, on se délecte de sa chair charnue, de son jus frais, de son gel coloré ou de sa texture délicate. Mais plus encore que le goût proprement dit, la tomate présente l’avantage de pouvoir être consommée à l’instant même ou l’envie se fait sentir. Nul besoin de la passer à la poêle comme la courgette pour qu’elle libère ses saveurs. Le plaisir gustatif de la tomate est soudain, instinctif, irraisonné. Vous passez devant un plant, une odeur vous caresse, un reflet vous attire… Il vous suffit alors de tendre la main et de cueillir le fruit pour croquer dans une chair qui est la fille de l’été. »
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