29 octobre de l’année 2010, il est 3 heures de l’après midi, mon ami de chemins et moi avions donné rendez vous à des récolteurs de haricots Tarbais.
C’était la fin de la récolte, les derniers haricots pendaient accrochés à cette fine liane enroulée autour d’un pied de maïs sec et qui avait déjà tout donné mais qui jusqu’au dernier moment remplissait sa mission de tuteur.
Une des filles du producteur, nous servait de guide. Au fur et à mesure que nous pénétrions dans une des allées de la parcelle, le silence devenait imposant et la hauteur des pieds de maïs réduisait l’espace, seul le ciel offrait une perspective de fuite.
Personne, seul le bruit du vent faisait parfois frissonner les feuilles sèches des pieds de maïs. La terre collait peu à peu à nos bottes et aucune trace de gousse de haricot sur les premiers pieds, les récolteurs étaient déjà passés par là.
Brusquement sur notre gauche, deux allées à côté, une silhouette, un homme, en silence, le geste, rapide et précis, coupe une à une chaque gousse, l’écartant d’une main, de son tuteur pour ne pas la briser. L’homme se tourne vers nous, nous salue, il est Polonais, travailleur saisonnier, près de lui, une brouette avec un sac rempli du produit de sa récolte. Quelques dizaines de mètres plus loin un groupe d’une dizaine de personnes travaillent aussi, au bout de ces allées, les Pyrénées les protègent et les observent, entre leurs mains, un véritable trésor de nature.
Ces haricots que vous mangez aujourd’hui au J’GO, ne sont pas que de simples légumes, issus d’une agriculture déraisonnée. Il y a beaucoup de travail, de patience et de respect de la terre cachés dans ces petits lingots blancs. Goûtez, vous comprendrez !
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