Le repas avait été des plus jubilatoire, tout en saveurs et en partage. Le temps nous était quelque peu compté mais nous en avions peu à peu repoussé les barrières pour pouvoir apprécier tout ce qui fait le bonheur de la table. Pas d’entrée ce jour là, le plat était direct comme un film sans générique que la carte nous avait présenté de manière généreuse. Blanquette de veau aux cèpes. Les deux cocottes qui nous furent apportées cachaient en elles des secrets goûteux et aromatiques qui nous firent écarquiller les yeux et laisser vagabonder notre imagination. Veau et cèpes se mêlaient autour et dans une sauce blanche, ne laissant entrevoir que des éclats de bonheur. Le transfert dans nos assiettes se fit Lentement et avec précaution, mettant nos papilles à rude épreuve. Dehors le temps était au froid et un épais brouillard rendait cette blanquette encore plus réconfortante et appétissante Les silences ne furent entrecoupés que de phrases de satisfaction, anodines mais essentielles, laissant nos palais discuter entre eux, tels des échos d’un plaisir partagé. Saucer devint alors une évidence, pour prolonger un peu plus ce moment culinaire. L’harmonie était totale comme un plaisir simple qui ce jour là portait le nom de Blanquette.
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