L’heure était matinale, le restaurant se réveillait lentement et en cuisine le chef pâtissier nourrissait des intentions de desserts faits de saveurs et de goûts aux accents de douceur. Les crêpes venaient à peine d’être faîtes et leur finesse flirtait avec la dentelle. L’habit était sublime et ne demandait qu’à être porté, à prendre vie. Les deux casseroles qui entouraient les belles, remplies de compotes de pommes et de poires étaient elles aussi prêtes à participer à la fête. L’habillage pouvait commencer. Les mains du pâtissier étalaient sur les crêpes avec précision et harmonie l’onctueux et savoureux mélange des deux compotes. Pour les lier et les faire rencontrer il y rajouta un élixir de sa fabrication, une sauce caramel. Le pliage ressemblait à de la haute couture et les filles n’en étaient que plus resplendissantes. Je veux parler des aumônières. On n’avait envie que d’une chose, les effeuiller pour en savourer le mystère qui se trouvait à l’intérieur.
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