Défendre une histoire c’est écouter son cœur, comprendre comment et pourquoi il bat, toujours se souvenir de ces tempos et aller de l’avant.
Défendre un terroir, une cuisine, un savoir faire, ce n’est pas que de la nostalgie, c’est comprendre comment et pourquoi ces cœurs battaient, se souvenir de leurs tempos et avec son temps en faire un mélange savant.
Si la gourmandise est aujourd’hui au cœur de mon histoire, c’est que cette vertu a traversé le temps. Etre gourmand c’est aimer la vie, ce sont des hummms qui s’étirent de nos palets à notre mémoire, de notre mémoire à tout notre corps qui en redemande…..encore… juste un peu…c’est bonnnnn.
Quand j’ai demandé au pâtissier ce qu’il préparait avec autant de minutie et d’amour, j’en suis tombé amoureux ; du gâteau bien sur, pas du pâtissier.
Gâteau au cœur de confiture : blancs d’œufs, farine et poudre d’amande pour la pâte. Une fois cuite, on en fait des dômes dont on creuse le centre du dôme pour en extraire le cœur.
L’opération est délicate, à cœur ouvert. On le remplit ensuite d’une savoureuse et onctueuse confiture de poire. On recouvre le tout d’une fine couche de pâte, pour ne pas laisser vagabonder le nouveau cœur.
Dix minutes en salle de réveil, thermostat à 200.
En se refroidissant le cœur se raffermit et ne laisse rien échapper.
C’est aussi çà la cuisine d’une terre, la tendresse de nos grands-mères au cœur d’un dessert d’aujourd’hui.
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