|
Pari vaut bien une mousse
Si tout va bien (façon de parler), le gouvernement légalisera le pari en ligne le 1er janvier 2010. À compter de cette date, quiconque manifestera l’envie d’engloutir ses économies en répondant sur Internet à des questions cruciales du type « Combien l’En Avant Guingamp encaissera-t-il de buts ce soir », « La jument Pastifret-de-Vic finira-t-elle devant ou derrière sa concurrente Rillette-du-Mans sur l’hippodrome de Chantilly ? » ou encore : « Domenech alignera-t-il deux ou trois attaquants lors du match amical contre la principauté d’Andorre ? » ; pourra la satisfaire (l’envie) dans le cadre strict et réconfortant de la loi de la République.
En la matière, ami lecteur, je n’ai aucune leçon à donner. Sache simplement que rien n’est plus aléatoire que le pari, surtout si tu penses maitriser ton sujet. Si tu es près, par exemple, à parier ta chemise qu’on écrit « autant pour moi » et pas « au temps pour moi », tu te retrouveras à poil. Et si tu es capable de mettre ta main à couper que le gras de jambon de porc Noir de Bigorre ne peut pas être bénéfique au taux de cholestérol, alors tu finiras manchot comme Cervantès, ce qui n’aurait aucun intérêt puisque Don Quichotte a déjà été écrit. Je te parie une bière artisanale de Ratz, que tu penseras à tout cela avant de valider d’un clic ton premier pari, le 1er janvier 2010.
|