Un terroir est un espace géographique délimité défini à partir d’une communauté humaine qui construit au cours de son histoire un ensemble de traits culturels distinctifs, de savoirs, et de pratiques fondés sur un système d’interactions entre le milieu naturel et les facteurs humains. Les savoir-faire mis en jeu révèlent une originalité, confèrent une typicité et permettent une reconnaissance pour les produits ou services originaires de cet espace et donc pour les hommes qui y vivent. Les terroirs sont des espaces vivants et innovants qui ne peuvent être assimilés à la seule tradition.
Car on a tendance à croire que le terroir est une chose figée dans le temps, un vestige du passé qui relève plus de la nostalgie que du futur. C’est là où l’on se trompe, considérant à tort que les hommes et les femmes qui travaillent la terre, élèvent des animaux, perpétuent des traditions et un savoir faire, sont restés passifs et contemplatifs d’une histoire qu’ils essaient de perpétuer au sein de petites structures sociales et économiques non viables et relevant plus du folklore que d’un réalité économique.
Erreur, les terroirs sont plus que jamais vivants, ils sont les bases d’une économie agricole qui se sert de leurs richesses, de leurs produits. Le gigantisme de l’industrie agro alimentaire, copie, pille, détourne, abuse, spolie, déguise le travail des agriculteurs, des véritables géniteurs, acteurs et façonneurs et défenseurs de ces territoires naturels et régionaux. Les terroirs sont mémoire, travail, naturel et un futur qu’il faut défendre faute de disparaître, insidieusement empoisonnés par la mal bouffe.
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