Il existait une tribu indienne du nord des états unis que l’on appelait, « ceux qui marchent contre le vent ». Ce nom leur venait de leur refus de se plier à la conquête et au pouvoir des blancs. Ces derniers, faute de les exterminer totalement en firent un peuple soumis, dépossédé de leurs terres, rongé par les maladies et l’alcool, aux traditions et aux coutumes bafouées.
C’est difficile de lutter contre le vent, tous les marins vous le diront. Il est bien plus facile de s’en servir pour avancer. Mais, car il y a toujours un mais, aller à l’encontre des courants est une chose qui se paie très cher.
Au XXIème siècle, continuer à défendre les traditions, avoir le respect des valeurs, des anciens, de la terre, c’est un peu comme marcher contre le vent. Défendre les producteurs, les éleveurs, les vignerons, tous ceux qui luttent depuis des générations pour maintenir une qualité, des goûts, des saveurs, des saisons, du plaisir, devient presque suspect, en tout cas décalé et sans aucune légitimité économique.
Au restaurant du J’GO, on marche depuis toujours contre le vent, même qu’au paradis des animaux, les porcs noir du Bigorre et les agneaux du Quercy en parlent encore.
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