Quand les choses sont vraies, elles sont vraies. Vous allez me dire que cette lapalissade ne fait pas avancer le monde et vous aurez raison. Mais si je vous disais çà, c’est qu’il m’a été donné d’assister à une chose qui peut paraître banale en soi et qui m’a laissé la douceur saveur d’un bonheur tout simple mais combien apaisant. La marmite paraissait énorme dans la cuisine du restaurant et c’est avec une grande curiosité que je voulais voir ce qu’elle contenait. Le spectacle était surprenant, généreux et il donnait envie. Caroline la pâtissière avait décidé de préparer, en ce début d’automne, de la confiture de figues. La veille les 15 kilos de figues s’étaient gorgés du sucre qu’elle avait rajouté, toute une journée à se bonifier. Puis, le lendemain et pendant plus de sept heures, une cuisson lente et tranquille donna aux fruits la saveur et la consistance d’une confiture qui ne résista pas au test de la gourmandise. Le temps d’écoulement de la confiture entre la cuillère et un pot ne se calcule pas, il se regarde. Là est le secret.
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