La question du jour était : je prends l’entrée ou non ? Ce n’était pas l’entrée du restaurant, ni celle de la rue d’en face : non le choix était bien plus délicat car il déterminait la suite et le bon déroulement de tout un repas, voir de toute mon après midi. On pense souvent que dans un menu les entrées ne sont pas forcément importantes, ne sont qu’un prétexte, un préambule de mise en bouche, une excuse, une sorte de justification avant d’attaquer le plat principal. Pourtant les entrées sont souvent l’anti chambre du goût, le réveil des sens, le révélateur des envies et le déclencheur des plaisirs. On commande une entrée avec légèreté, parfois par dépit ou par l’influence de notre voisin de table, sans trop vouloir s’attarder sur la chose, un œil sur le choix du plat suivant. Prêtez donc un peu plus d’attention, laissez votre esprit gourmand et vos papilles vagabonder parmi les entrées. Vous croyez qu’une salade de foies et cœurs de volaille, déglacés au vinaigre de Xérès ne mériterait pas l’appellation de plat principal ?
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