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L'utilisation de cages traditionnelles en batterie pour l'élevage des poules pondeuses est définitivement prohibée cette année dans les pays de l'Union. À première vue, c'est une bonne nouvelle, même si la directive européenne n'exige rien que l'emploi de cages dotées d'un nid, d'une litière et d'un perchoir, d'une surface de 750 cm2, soit un espace d'à peine plus de 27 cm de côté. Et 27 cm, ça n'a jamais rendu une poule heureuse...
Bien entendu, certains font encore mine de ne pas voir le mal dans l'élevage en batteries, à commencer par les chercheurs suédois qui publiaient en 2009 les résultats d'une étude hallucinante, démontrant que les volailles en batterie étaient plus saines que leurs pendants fermiers, car moins exposées aux virus et aux agressions extérieures. Difficile d'argumenter après un tel enfoncement de porte ouverte. Autant contester qu'une équipe qui n'attaque pas ne risque pas le contre ou que 100% des gagnants du loto ont tenté leur chance.
Que ces chercheurs poussent donc un peu leurs Drakkars jusque dans le Gers, à Espas, où piaulent les poulets que vous consommez au J'GO, sous un ciel immense, dans la brise de printemps, sur de vastes étendues herbeuses. Qu'ils s'assoient un instant, entre trophées de chasse et trophées de pétanque, à la table de la famille Lacroix, qu'ils hument l'air tiède du soir et trempent les lèvres dans un vieil Armagnac. Car aussi vrai que le confinement dans les cages modifie le comportement des poules pondeuses, le confinement dans les laboratoires scandinaves peut parfaitement altérer le jugement.
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