L’impatiente est un mal qui nous ronge tous les jours. On n’a pas obtenu quelque chose que l’on veut déjà la suivante et surtout le plus rapidement possible.
On ne veut pas perdre de temps, on n’a plus le temps de prendre du temps.
A peine levé, on est déjà sous la douche, à peine sorti de la douche on a englouti un semblant de petit déjeuner, à peine avoir pris le petit déjeuner on est déjà dans un véhicule pour aller travailler, à peine au travail, on pense au déjeuner, à peine avoir déjeuné on pense déjà à l’heure de quitter son travail, à peine sorti du travail, on pense à vite rentrer, à peine rentré on saute sur le diner, après avoir rapidement diné, on se vautre devant la télé, juste le temps de somnoler et de vite aller se coucher.
Bon, tout çà c’est dans le pire des cas, mais il y a des exceptions qui confirment parfois la règle.
Au bout de chaque chose il y forcément un temps nécessaire à son accomplissement. De ce temps dépend la qualité, la justesse et l’accomplissement de chaque acte de la vie.
Même si l’on n’arrête pas de dire que tout fout le camps et que les saisons ont perdu la tête, c’est surtout qu’on vient tout juste de commencer l’hiver qu’on voudrait déjà voir le bout du nez du printemps et qu’à peine entamé le printemps on voudrait déjà voir venir les chaleurs de l’été.
Il faut se calmer. Prenez donc le temps de savourer votre entrée avant de penser déjà à votre plat et dégustez le pleinement avant d’avoir, entre deux coups de fourchette, fait une place au dessert.
L’été se trouve au bout du mois de juin, pas début mai. Régalez vous de tous les fruits et légumes que vous offre le printemps et laissez ceux de l’été arriver en prenant leur temps.
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