J’étais à Paris il y a tout juste une semaine, déjà mon Sud Ouest me manquait et la moindre image, la moindre odeur culinaire qui me traversait le corps et l’esprit m’y renvoyait aussitôt. Dans le quartier Saint Germain et avant d’aller me restaurer dans cette enclave Gersoise, humaine, gastronomique et de partage qu’est le J’GO, je m’arrêtais chez un ces bouquinistes aux trésors cachés, nourriture d’un esprit lui aussi en appétit. L’auteur m’était inconnu, mais l’histoire et l’iconographie me transportèrent ailleurs.
Les jardins suspendus de Babylone, sont célébrés par Diodore de Sicile, Flavius Josèphe et Strabon, qui s'inspirent tous de sources plus anciennes. Ainsi Flavius Josèphe s'inspire des textes d'un prêtre du dieu Mardouk, Bérose qui vivait à Babylone une trentaine d'années après la conquête de la ville par Alexandre le Grand (fin du ive siècle av. J.-C.). C'est à ce prêtre que l'on doit la probable légende de la construction de ces jardins par Nabuchodonosor II fit faire ces jardins afin de rappeler à son épouse Amytis de Mèdes, les montagnes boisées de son pays natal. Les jardins mesuraient 120 m². Sur la première terrasse de huit mètres, ils plantèrent des grands arbres, sur la deuxième de treize mètres, ils placèrent une quantité d'arbres fruitiers, sur les deux dernières terrasses poussaient des fleurs de toutes sortes.
A peine sorti je passais par le marché couvert et là… Devant moi, en plein cœur, d’autres jardins me faisaient face. Les jardins du J’GO. Les étals étaient remplis de tous ces produits, directement issus du producteur au consommateur, des produits exclusivement de saison, tout était préparé sur place, fruits et légumes d’un automne qui me rappelaient aussi ma terre natale. La terre tout simplement et ceux qui la travaillent en accord avec elle.
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