Ce que dame nature nous offre depuis des millénaires, nous semble naturel, banal et ne nous étonne même plus. Pourtant chaque jour des millions de miracles se produisent, tout autour de nous. Des miracles de la vie, de cette vie infiniment petite, parfois microscopique, qui participe à cet équilibre de la terre, indispensable à la survie de notre espèce ; L’histoire de la figue, ce fruit sublime de l’automne, savoureux dans sa forme, sa texture et son goût est à la fois incroyable, extraordinaire et plein d’une grande leçon d’humilité. Les fleurs et fruits du figuier sont d'un type très particulier. La figue est un faux fruit. Avant d'être un fruit, la figue est une inflorescence en forme d'urne appelée sycone, sorte de petit sac charnu qui enferme une inflorescence constituée de centaines de minuscules fleurs unisexuées qui en tapissent l'intérieur. Ces fleurs totalement emprisonnées ne peuvent être fécondées sans intervention extérieure. En fait, ces fleurs sont pollinisées par une guêpe lilliputienne qui pond seulement dans certains types de fleurs femelles. Les figuiers dits « mâles », ou figuier de bouc, portent en hiver des figues vertes à l'apparence desséchée. Ce sont ces dernières qui abritent les œufs qui donnent naissance, vers la mi-mai, à une première génération d'insectes. Les femelles s'envolent par l'ostiole, alors que les mâles épuisés meurent dans la figue. En sortant, les femelles se frottent au bouquet de fleurs mâles disposé auprès de l'orifice de sortie ce qui permet aux grains de pollen de se déposer sur le dos de l'insecte et ainsi d'être transportés jusqu'au figuier femelle. L'équilibre nécessaire au figuier et à l'insecte est ainsi assuré. Respect !
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