Il y a des gestes qui ont disparus au fil du temps, emportés par l’évolution sociale, l’industrialisation et la robotisation.
Dans le monde paysan d’autrefois, à l’aube de la mécanisation agricole les gestes ancestraux et les coutumes étaient les symboles d’un savoir faire et d’une mémoire collective enracinée dans les différents terroirs. Laboureur, moissonneur, vacher, maquignon, berger, vigneron, tous ont contribué à la richesse de notre patrimoine.
Tous les vignerons respectueux de la vigne vous le diront, il ne faut pas bouleverser les cycles naturels. C’est un véritable travail du sol qui est fait, pour favoriser le système racinaire en profondeur et maintenir une vie microbienne qui assure les échanges sol/sous-sol par l’intermédiaire des lombrics. Pour cela, un geste est répété des centaines de fois, à chaque pied de vigne: le sarclage.
Sarcler, voilà un geste presque oublié mais qui revêt toute son importance à l’heure de redonner vie à la terre. La sarcleuse est un outil qui ressemble beaucoup à une fourche mais ses dents sont bien plus larges et beaucoup moins pointues, elle sert à aérer la terre.
Certes, il y a aujourd’hui des machines qui font ça, mécaniquement, massivement et bien plus rapidement.
Mais il reste cependant des vignerons qui sarclent encore à la main, comme pour ne pas blesser la vigne et permettre ainsi aux premiers bourgeons de continuer à se nourrir de racines fortes et profondes.
Les gestes et les hommes sont parfois indissociables, comme ce prolongement de la main qui donne la vie.
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