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Sauvé des aulx
Il faut être fou, maso (ou cycliste), pour ne pas se méfier des piqûres. Même au pays de Pasteur, il est parfaitement légitime que la population hésite à se faire inoculer (rien à voir avec les cyclistes cette fois) un virus mexicain par voie intramusculaire, sous prétexte de traiter le mal par le mal. La chose est d’autant plus compréhensible que certains de nos voisins européens s’appliquent à lutter contre la grippe A avec des armes plus attrayantes et moins contondantes que les seringues à usage unique.
C’est le cas en Moldavie, où le ministère de la Défense a décrété l’augmentation de la part d’ail et d’oignon dans la ration réglementaire des soldats, afin de stopper la propagation du virus. Dans le Moldova Azi, on apprend que cette recette de grand-mère, bien connue dans les pays de l’Est, a fait ses preuves par le passé dans les rangs de l’armée moldave. Dommage que le Moldova Azi omette de préciser si ces vertus sont dues aux qualités nutritives de l’ail, ou si l’influence néfaste du bulbe sur l’haleine, diminue l’impact du virus en décourageant tout contact physique. Ce qui est certain, c’est que l’ail possède deux grands avantages sur le vaccin : il est dépourvu d’effets secondaires et figure à la carte du J’Go.
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