Le restaurant du J’GO à Drout est une enclave du Sud dans Paris La scène se tourne de nuit. Petite production, court métrage de vingt minutes, ambiance musicale festive, lumières chaudes, décor de bistrot, comptoir en zinc, tabourets hauts en bois.
Les acteurs sont au nombre de quatre. Trois hommes, trois modèles gominés de la tête aux pieds, chemises multicolores, lunettes de soleil de nuit, moulins à vent et à paroles. Elle, gravure de mode, se sait attractive, connaît son pouvoir de séduction, s’agite dans tous les sens et fais monter la tension.
Dans ce lieu où la tradition et la convivialité respire à chaque coin de table, les apparences ont du mal à se frayer un chemin.
Entourée d’hommes et de ses dernières emplettes aux noms prestigieux, la belle papillonne, montre ses acquisitions, les exhibe, s’exhibe avec elles.
Puis brusquement arrive la commande, grignotages de comptoir.
Saucisses de Porc noir de Bigorre, piments doux et verts à la ventrèche, assiette de frites à la graisse de canard, brochettes de cœurs de canard. Une bouteille de Vieillefont accompagne le tout.
Les paillettes se décollent des chemises, une autre lumière apparaît, d’autres couleurs plus naturelles, celles dans les plats, prennent vie, d’autres senteurs couvrent celle des parfums pour les corps.
- Ah ! Enfin… j’avais faim.
Au bout du comptoir une vie reprend le dessus, celle de la magie des saveurs, des goûts et des mélanges subtils.
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