Assis à la terrasse d’un café, l’heure était matinale, les yeux des passants encore chargés de rêves , d’espoirs et parfois de sommeil.
J’aime ces moments de la vie où tout est possible, où tout recommence, cette aube perpétuelle qui donne faim, qui donne envie, de partager, qui donne envie des autres. Puis comme une caresse que l’on attendait mais que l’on n’a pas vu venir, un simple rayon de soleil transforme tout ça. Je ne suis pas si sûr comme le disait la chanson que la misère soit moins dure au soleil, par contre il apaise et fait du bien au corps et au cœur quand il est là.
Il fait aussi du bien à la terre, sans qui elle ne nous donnerait pas de quoi vivre. Alors quelques heures plus tard, devant ce tartare de tomates au basilic et câpres, j’ai essayé de regarder le soleil en face, ne pouvant soutenir sa lumière, je lui ai juste dit « merci ».
Pourvu que çà dure.
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