Il avait tout prévu, tout organisé, depuis déjà trois mois. Il avait réservé une petite chambre d’hôte juste derrière le Colisée, la météo lui avait envoyé de bons signes et Rome lui tendait les bras.
L’avion décollait de Toulouse à 9 h du matin, deux heures après il foulerait le sol Italien. Un week-end pour lui tout seul, dans cette ville baignée d’art, de beauté et de culture.
Samedi, musées, ballades dans le vieux Rome, petit restaurant qu’on lui avait déjà recommandé et puis se laisser surprendre par la ville.
Mais les choses ne se passent pas toujours comme on les avait prévues, parfois un simple grain de sable enraye la machine. Au réveil, la radio annonce des grèves surprises dans les transports aériens. Il est conseiller de prendre ses précautions.
Départ précipité et anxieux vers l’aéroport. Arrivée hasardeuse et premières interrogations. Les tableaux de départs annoncent les vols à destination de Rome, retardés de deux heures. Grève des aiguilleurs du ciel.
Il en avait bien besoin à ce moment là d’être aiguillé, tellement il se sentait désorienté. Deux heures après le vol était annoncé pour 14 heures. Nouvel espoir.
Nouvelle déception juste derrière avec une nouvelle annulation, ferme et définitive qui reportait le départ à dimanche et réduisait son week-end à un jour. Entre colère et effondrement, déception et des choses pas jolies à dire, il arpentait le hall de l’aéroport, ne sachant plus à quel saint se vouer.
C’est alors qu’un petit murmure intérieur lui chatouilla l’oreille :
« Perdu pour perdu et si tu ne vas pas à Rome, fais donc venir Rome à toi ! »
La proposition ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Il s’empressa de se rendre au restaurant du J’GO, où les romaines sont en salade, savoureuses et craquantes. Cueillies de la veille, elles ne sont jamais annulées…….ELLES !
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