Des études ont montré que dès le quatrième mois, le fœtus dans le ventre de sa mère, perçoit certaines saveurs grâce à une injection de glucose dans le liquide amniotique et une grande méfiance pour les saveurs acides. Pour lui, les quatre saveurs, sucré, salé, acide et amer n’ont pas de secret.
Les nourrissons ont un goût plus adéquat que les adultes car ils ont de très nombreuses cellules gustatives : environ 10 000 pendant que les adultes n'en possèdent que 5 à 8 000. Ces cellules sont réparties sur la langue, à l'intérieur des joues, et le palais.
Vers 2 et 3 ans les goûts de l'enfant s'affirment pour dresser la personnalité de l'enfant. L'important est de diversifier les plats présentés à la table et d'inviter l'enfant de les goûter au minimum avant de juger s'il aime ou non. Cette initiative est importante pour permettre au cerveau de mémoriser les informations gustatives.
L'apprentissage du goût est une aventure personnelle qui laisse à coup sûr une trace durable dans le vécu de l'enfant et contribue à améliorer sa qualité de vie. Alors ne cédons pas toujours à la facilité. Petits pots aux légumes, à la viande ou au poisson sont parfois une solution rapide et radicale à un rythme de vie de plus en plus contraignant, dont les enfants en font les frais. La mondialisation passe aussi par une uniformatisation du goût. Alors, à quand une tartine de Pastifret pour le goûter de quatre heure ou une bonne soupe de légumes oubliés, comme le panais, la citrouille ou le topinambour, faite maison bien sur.
|