Le goût et la saveur sont difficilement quantifiables ou mesurables car ils font appel à l’émotion et au plaisir. Pourtant au nom d’un accroissement de la consommation et d’un besoin de plus en plus grand de la demande, la production des poulets va connaître dans le Gers une orientation qui donne la chair de poule. Les chiffres dictent leur loi et parlent d’eux même. Chaque élevage avicole représentera 4 hangars de 1189 m2 sur 1 à 1,5 ha, avec, en moyenne, 24 poulets au mètre carrés, qui seront tués à 37 jours, sans jamais avoir respiré l’air libre. Chez nous les poulets sont élevés à 150 jours et en plein air. Ce n’est pas un élevage réservé pour une élite de consommateurs, mais la volonté d’avoir des animaux à la chair ferme, savoureuse et qui ont grandi dans des conditions naturelles. Les poulaillers industriels nous promettent qu’il y aura grâce à l’intensification de la production à manger pour tout le monde, mais à quel prix ? « Au prix le plus bas, bien sur, pour le consommateur, on sera dans les normes, ne vous inquiétez pas, aucun danger ! » disent ils Comme le disait le poète, « Mourir, oui, mais de mort lente », même les poulets en parlent surtout ceux qui dans ces usines, ont trois pattes et sont aveugles.
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