Je ne voudrais pas me faire mousser, ni me donner une quelconque importance, mais question mousse, j’ai été le témoin privilégié de la création de l’une d’entre elles. Ce n’était pas une mousse verdoyante, cela aurait fait désordre dans une cuisine de restaurant, ni une belle mousse blanche de bière bonde ; non la mousse dont je vous parle était au chocolat.
Il y avait là quinze petits ramequins qui montraient leurs frimousses chocolatées, quinze petits souvenirs de cour de récréation, quinze parties de billes, , quinze voluptueux goûters, quinze sourires de copines de classe, quinze regards d’amour de mamans attentives.
On ne résiste pas à une mousse, surtout quand elle est au chocolat, Gilles le pâtissier du restaurant les sait. Alors je n’ai pas résisté longtemps, j’ai fermé les yeux et j’ai laissé fondre dans ma bouche me souvenirs chocolatés.
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