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Carême de beauté
Les légendes vivantes n’ont pas d’âge. Brigitte Bardot, dont le tout Paris fêtait l’anniversaire avant-hier, n’échappe pas à la règle. D’ailleurs, ne comptez pas sur moi pour vous donner son âge, ce serait inélégant au possible. Sachez simplement que l’année où les cinémas des Champs-Élysées jouaient « Et Dieu créa la femme », les spectateurs qui avaient l’âge de Bardot aujourd’hui, étaient nés en 1881. Comme disait un landais latiniste de mes amis : « ô tempus edax ! ».
Toujours est-il que, celle qui fut la bombe atomique des années 60 et la muse des cinéastes (l’atome égérie, en quelque sorte), s’est, comme chacun sait, muée en madone des caniches nains et en apôtre du développement durable. Son dernier combat en date : l’instauration dans l’hexagone d’une journée végétarienne destinée à minimiser l’impact de l’élevage sur l’environnement. L’intention est louable, mais ses chances d’aboutir sont maigres. Je doute en effet que la population française, aujourd’hui largement affranchie du carême, n’accepte que Bardot, fut-elle celle que dieu créa, l’affame.
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