Deux ingénieurs viennent tout juste de mettre au point dans le Gers un tout nouveau carburant permettant à des machines agricoles et à tout véhicule promu d’un moteur de tourner normalement avec une autonomie de près de 100 km. Jusque là me direz vous rien d’étonnant quand on sait que la recherche de nouveaux carburants, qui se substitueraient à l’essence, ne date pas d’aujourd’hui. Alcool, déchets plastiques, alcool, hydrogène, éthanol, méthane, huiles végétales et huiles de fritures, les nouvelles sources d’énergie commencent à devenir importantes, tant la dépendance vis à vis du pétrole est devenue importante et sa disponibilité de plus en plus remise en cause. Mais attention, là où les deux ingénieurs se démarquent c’est que leur combustible est à base de graisse de canard. On savait le seigneur des terres auscitaines grand pourvoyeur de foies gras, confits et autres délices des palais, mais qui aurait pensé qu’un jour sa graisse permettrait aussi d’alimenter nos moteurs. Depuis la nuit de temps cette graisse servait aussi à la conservation des aliments, elle sert encore à la cuisson : fritons, frites et autres attributs de ce palmipède en sont friands en portent toute leur saveur. Alors pourquoi ne pas imaginer une voiture dont le moteur serait alimenté à la graisse de canard et dont le coffre serait équipé d’un bac étanche où ce même combustible finirait de frire quelques fritons que l’on dégusterait en arrivant, accompagnés d’un bon verre de blanc sec . Finalement il n’y a pas de quoi casser trois pâtes à un canard, d’autant plus qu’un canard boiteux ne ferait pas avancer l’affaire. Je préfère de loin les frites du J’GO qui sont cuites, elles aussi, dans de la graisse de canard, mais en cuisine.
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