Au petit matin, trois brioches sortaient du four à l’heure où d’autres sortaient de boîte. L’heure était la même mais l’odeur et le doré des brioches ne ressemblaient en rien à l’éclat des oiseaux de nuit qui rentraient se coucher.
-Tu as déjeuné vagabond ? me demanda le chef pâtissier.
La douce chaleur des cuisines et la rondeur des brioches encore dans leur moules me fit mentir.
- Non pas encore…..
Mensonge gourmand.
Il m’en découpa une tranche, tiède, onctueuse et délicatement parfumée. Bonheur, moment de douceur, mes yeux se ferment discrètement quelques secondes.
- C’est délicieux, c’est… tu vas les préparer avec quoi ? - Je vais légèrement les poêler et les caraméliser. - Il allait les métamorphoser, les laisser refroidir, se poser lentement…. Je n’avais qu’une envie c’était de les goûter, de toutes les manger, tièdes, savoureuses et onctueuses, là de suite.
Deux jours plus tard au menu il y avait de la brioche, façon pain perdu, pas pour tout le monde car je venais de retrouver les demoiselles du matin encore plus savoureuses et moelleuses qu’avant.
Ah, la magie de la cuisine…..
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