Je sais que pour beaucoup d’entre vous le week-end se limite au dimanche et que pour d’autres les jours de repos arrivent à contre temps des autres.
Je veux ici vous parler de ce temps dévolu et consacré à votre personne, à votre bien être, à votre détente. À chacun ses passions, ses loisirs et ses plaisirs. Mais un des moments sur lequel on devrait se pencher et s’arrêter le plus, ne serait-il pas celui auquel on accorde le moins de temps dans la semaine ? Je veux parler des repas.
Il se peut que pour certains ce soit l’occasion de justement faire une pause culinaire, une désintoxication alimentaire, un retour au naturel. Le rythme surnaturel que l’on mène durant toute la semaine ne fait plus cas de savoir comment, ni où, ni quoi, ni en quelle quantité on mange. J’ai vu dévorer, engloutir, gober, s’empiffrer, s’en mettre partout, renverser, marcher dessus, en jeter la moitié et n’avoir finalement plus aucune conscience de le faire. C’est à dire manger.
Il n’y a plus de respect envers les gens, alors vous pensez bien que la nourriture !
Ne pas prendre le temps de manger, le faire sur un pied ou sur le pouce, debout, serrés les uns contre les autres, pour ne satisfaire qu’un simple besoin biologique relève presque d’un manque de dignité. Je ne vous parle pas ici de ceux pour qui cette dignité laisse la place à la faim et à la survie.
Raison de plus pour ne pas engloutir un cassoulet de haricots tarbais aux confits, en se disant que, c’est chaud, c’est chaud….. ! Ou alors faire disparaître un demi poulet de ferme Gasconne en dix minutes et oublier la roste dans le plat, en pensant que c’est un morceau de pain trop grillé qui s’est perdu.
Au J’GO, respecter ce que l’on mange, c’est aussi respecter ceux qui le produise, ceux qui le prépare et se respecter aussi.
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