On n’a pas fini une chose qu’on se projette dans une autre, on a enfin obtenu ce qu’on voulait, qu’on désire immédiatement la suivante. On ne prend même pas le temps de savourer ce après quoi on courait, ce dont on pouvait rêver. Ce qui pouvait être un but n’est ni plus ni moins qu’un marche pied permettant d’aller chercher encore plus haut. Oui je sais, cela s’appelle l’ambition, mais quel est le prix à payer ? L’anticipation peut être visionnaire, elle devient réductrice quand elle devient une règle. La rentrée est là, tout le monde s’active, la grande course reprend et l’on ne pense plus qu’à une chose: les prochaines vacances. On en oublierait même que l’été n’est pas fini, que le capital acquis doit être le terreau de belles journées de partage, de bonjours aux accents de soleil, de repas aux tempos saisonniers et de vins gorgés de vie. Pour le vin et le terroir, il y a des vignerons et des vigneronnes qui s’en occupent depuis des siècles, sans aller plus vite que la musique et pour les plus respectueux de la terre et des vignes, toujours en acoustique, sans artifices.
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