Les histoires de famille sont souvent compliquées et cachent toujours quelque chose. Celle de la carotte, n’a pas toujours été rose et cache bien ses origines, car derrière celle qui aujourd’hui s’affiche un peu partout dans nos plats et sur nos tables, pointent d’autres racines, d’autres légumes issus de la même famille mais beaucoup moins connus. Le panais est un des membres de cette famille, un de ces légumes racines, qui n’aurait pas comme on dit : réussi. En tout cas que l’on a oublié. Et pourtant…… Sa vie est courte, d’octobre à la fin de l’hiver, sa couleur blanchâtre n’altère en rien son goût, plus doux et sa saveur plus sucrée. Pourtant ses racines s’enfoncent plus profondément dans la terre et dans le temps que celle de sa sœur la carotte qui ne vit le jour elle qu’au XVII siècle.
Si la pâleur du teint faisait fureur à la cour des grands, aujourd’hui les peaux bronzées et les teints hâlés sont devenus obligatoires 365 jours par an, même en hiver, c’est la norme. Même chose pour la carotte qui se cultive toute l’année et qui rend sois disant les gens aimables et les fesses roses : encore une histoire de maquillage et d’apparence.
- Alors petit carottes où panais ? - Un peu des deux mamie.
|