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Vas-y Normand, mets-leur.
Paris Hilton s’est affichée cette semaine au bras d’un joueur de baseball de San Francisco. Entre eux c’est le big love, la love affair de l’année 2009, le coup de foudre absolu. Pourtant, à peine commencée, la belle histoire semble promise à une triste fin dans le crépitement des flashes et le froissement des cœurs.
Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, la crise du fromage au lait cru (qui éclata en avril 2007 quand la firme Lactalis demanda l’autorisation d’utiliser pour ses formages des laits thermisés ou microfiltrés tout en conservant l’AOC « camembert au lait cru de Normandie »), a connu une fin heureuse. Un décret voté récemment confirme définitivement la nécessité de ne faire subir aucun traitement au lait cru pour prétendre au label AOC de Normandie. Lactalis est renvoyé à dix mètres et le claquos au lait cru réhabilité aux yeux des ménagères.
Ami lecteur, si tu es captivé par la seconde information et ennuyé par la première, il n’y a rien de honteux. Il est tout à fait honorable, même à moins d’une semaine de la Saint-Valentin, de préférer à une histoire d’amour qui finit mal, une histoire de cru qui finit bien.
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