Au menu, le sauté de poulet du Gers aux goulus, suscita ma curiosité et déclenche mon appétit.
J’avais déjà goûté la chair à la fois ferme et savoureuse de ces princes Gascons, élevés comme des rois, libres et sans contraintes, laissant au temps, le temps de sculpter et d’affiner leurs corps de volatiles.
C’était ces goulus qui aujourd’hui les accompagnaient, ces haricots plats, larges et généreux, presque voluptueux et sans concession à l’esthétique de leurs cousins, les fins et les extra-fin.
Manger avec avidité, même pour un vagabond, reste une chose à éviter, tant elle fait abstraction du plaisir, pourtant c’est avec les doigts comme il se doit, que je finissais mon poulet et que presque goulument je savourais les goulus.
Ce plat nous fait plaisir, s’écria Rabelais qui m’avait invité.
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