Une vie Andalouse
Ce matin j’au reçu un message, une de ces nouvelles pleine de peine, de cet étrange silence qui vous envahit brusquement et engloutit tous les mots. Ce matin, un vieil Andalou aux cheveux de plata, s’en est retourné, pour l’éternité sur cette terre Espagnole qu’il avait du fuir, dont on l’avait chassé. Mon ami Sébastien, mon frère de cœur et de mots, venait de perdre son grand père, son guide, celui qui disait il lui avait fait lire les philosophes antiques et offert son premier livre d’Hemingway. Tu me disais qu’étrangement, ce qui ce matin de brume avait traversé ton esprit, c’était des odeurs et des saveurs. Celles de ces tartines oubliées sur le grill, que le vieil homme raclait pour les débarrasser de la croute carbonisée, avant de les porter pour le petit déjeuner. Et le bruit de cet opinel raclant cette croute noire. Tu vois hermano, les andalous sont flamencos jusqu’au bout, même avec un opinel et une tartine de pain ils font de la musique. Le duende. Permettez aujourd’hui à un vagabond de rendre hommage à un autre vagabond. A la vida !
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