Si l’arrivée du printemps fait la part belle aux asperges et autres légumes primeurs, l’été, lui, commence à voir rougir d’impatiente aux portes du mois de juin, les premières tomates de saison.
Je vous parle des tomates, pas de ces mutants transgéniques, issus de la planète alien et qui hantent nos assiettes tout au long de l’année, nous faisant presque croire que Noel c’est le 21 juin et que l’arrivée de l’été c’est le 25 décembre.
J’ai alors demandé à un de mes amis, alchimiste de renom, de me révéler les secrets d’une telle perfection, d’une telle constance dans les formes les couleurs et les fades saveurs. Les intraveineuses mon ami, celles qui on transformé nos tomates anciennes, difformes, vertes, jaunes, noires et boursoufflées. Les nouvelles demoiselles, d’un rouge rutilant et provocateur, s’affichent aujourd’hui, lisses, parfaites et pulpeuses, quelle que soit la saison, le climat, les températures.
Alors méfiez-vous, tout ce qui brille n’est pas de l’or.
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