Finalement ce qui nous manque aujourd’hui, c’est bien la transmission. Autrefois les traditions, le savoir faire se transmettaient dans les familles, de génération en génération.
Aujourd’hui, ceux qui soi-disant détiennent le savoir faire et qui le transmettent à tour de bras, ceux qui imposent et maquillent le goût, ne s’appellent plus mamie ou maman mais industrie agroalimentaire et grande distribution.
Il faut revenir à des valeurs simples, il faut réapprendre à cuisiner, à mijoter, à rissoler. Il faut se réapproprier, les produits, les vrais, ceux issus d’une agriculture et d’un élevage véritables qui mettent en avant le respect de la terre, des saisons et non pas eux d’une surproductivité sans limites.
Il nous faut reconquérir le goût, le savoir faire, la relation directe avec les producteurs et les éleveurs.
Séverine est productrice de fromages, elle vit dans la montagne avec ses 350 brebis Béarnaises de juin à septembre, le temps d’une estive. Chaque été cette femme fabrique 1500 fromages quelle vend à la ferme et sur les marchés. Ça lui suffit.
Je sais tout le monde n’habite pas entre Pézenas et Bédarieux, et c’est tant mieux, mais des paysans, des vignerons, des éleveurs de cette race, il y en a aujourd’hui de plus en plus.
Ce ne sont pas de doux rêveurs, des idéalistes. Il existe aujourd’hui une autre alternative, une autre forme de production, propre, respectueuse de la biodiversité et équitable.
Au J’GO on a du Rocamadour, un autre résistant.
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