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D’après les autorités sanitaires du pays, un Français sur deux souffrira d’une allergie en 2015. Plus de 30 000 000 de personnes seront donc susceptibles d’éternuer, de s’étouffer, de gonfler ou de pleurer sans raison apparente, au contact d’une pauvre tomate, d’une goutte d’huile d’arachide, d’un kiwi, de gluten, d’une particule de pollen de graminé ou d’une colonie d’acariens. Les allergies aux aliments, que les médecins imputent à la multiplication anarchique des additifs dans les produits de l’industrie agroalimentaire, recouvrent des formes de plus en plus sévères, surtout chez les enfants.
Mais la grande nouveauté, ce sont les allergies croisées, qui associent par exemple une sensibilisation à un fruit et une autre à un pollen (Fort heureusement pour nous, le Pastifret n’est pas considéré comme un allergène dangereux, et aucun patient ne s’est encore présenté chez un allergologue pour une désensibilisation au jambon porc de Noir de Bigorre). Ainsi, si le pollen de bouleau vous fait éternuer, il y a de fortes chances que le kiwi vous provoque des démangeaisons.
Finalement, c’est un peu comme dans la vie : si la corrida vous hérisse, il y a des chances que le rugby vous flanque des boutons. Si les grandes tablées de copains vous agacent, le J’Go vous donnera sans doute de l’urticaire… et si vos yeux rougeoient à l’idée de voir le Stade Français exclu des phases finales du championnat… vous ne tarderez pas à développer une allergie croisée au Racing Club de France !
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