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Avec les vacances s’achève aussi la saison des pastiches, qui fit entrer cette année Bérurier, le Petit Prince et don Quichotte au Panthéon du J’Go. Pour finir en beauté, et sans la moindre honte, c’est à Andromaque que nous nous en prenons, sans doute parce nous aimons bien les légumes racine.
Andromaque Acte V, scène 5 (où la carte des vins à la façon de Jean Racine)
LE SERVEUR Pour être du bonheur un modèle accompli, Hé bien, mangez content, car l’assiette est remplie. Voici le Madiran. Il y a de la joie, Dans son rouge profond pourvu que l’on s’y noie ; Une amphore après l’autre je veux vous voir vider, Et pleurer de bonheur dedans mon tablier.
LE CLIENT Château Petrus, bien sûr je t’aime encore ! Mais tu as par ici des rivaux que j’adore. Madiran de Dupuis, Cahors de Mathieu Cosse, Côte du Marmandais signé Elian Da Ros, Fronton de Penavayre, Gaillac de Balaran, Corbières de Boussens, Duras de Le Bihan. Quel admirable effet produisent-ils sur moi ! On ne peut point garder tout ce bonheur pour soi. Ami serveur, dis-moi : la machine est-elle prête ? Pour qui sont ces jambons qui pendent sur nos têtes ? À qui destines-tu cette tranche qui suit ? Je pourrais en manger jusqu’au bout de la nuit. Je m’en vais partager tout ce que tu me donnes, Avec quelques amis, autour d’une bonbonne. Laisse-moi leur montrer le gras se déchirer, Et leur porter enfin ces tranches à dévorer.
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