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| Panem, circenses et autres travers gascons |
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La célèbre diatribe de Juvénal contre le peuple de Rome, (Le peuple n’éprouve plus qu’un double désir passionné : du pain et des jeux du cirque) qu’on a coutume d’appliquer aux populations occidentales pour moquer la vanité de leurs aspirations, est désormais aussi obsolète que le minitel, l’essai à 4 points et le mange-disque, puisque le pain semble être le cadet de nos soucis. En déboursant en moyenne à peine plus de 2 600 € par an pour se nourrir à domicile (soit le prix d’une télévision plasma grand écran de qualité moyenne), nous ne consacrons plus en France que 25% de notre budget au contenu de notre assiette, contre 38% dans les années 60. La tendance est la même dans les autres pays à forte tradition gastronomique comme la Belgique, où une étude parue ce mois-ci révèle qu’une grande part de trentenaires est capable de manger des coquillettes pendant plusieurs mois pour se payer un smartphone, un voyage ou une voiture au-dessus de ses moyens, afin d’éprouver le bonheur simple d’être envié par son entourage. J’en conclue donc que boire et de manger nos sous avec plaisir fait de nous autres Gascons des types démodés, limite antisociaux, et que le fait d’aimer nous rendre aux arènes n’améliore pas notre cas… Finalement, panem et circenses nous rendent heureux… et bien moins couillons qu’on ne croit.
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