Très certainement originaire d’Afrique du Nord, l’artichaut, sous sa forme actuelle n’est arrivé chez nous que vers la fin du Moyen Âge. La tradition veut que son introduction en France soit liée à Catherine de Médicis qui en était très friande. Louis XIV en avait été également un grand consommateur. Au printemps, le premier que l’on trouve sur nos étals est le violet de Provence appelé aussi bouquet ou poivrade, qui se consomme cuit ou cru mariné, dont on consomme une partie des feuilles tendues. Puis au fil de la saison et jusqu’à la fin de l’été viennent les autres variétés, le camus de Bretagne, le macau… Ces artichauts se consomment généralement cuits. Pour consommer le cœur il faut les « tourner », opération qui consiste après avoir ôté les premières feuilles à couper en tournant la base de toutes autres feuilles jusqu’au cœur. On coupe ensuite toutes les parties vertes et on trempe dans de l’eau citronnée pour éviter son oxydation. Pour le cuire on confectionne un « blanc », mélange d’eau froide, de farine et de jus de citron toujours pour lui garder sa couleur et éviter qu’il noircisse. Amener le mélange à ébullition et cuire doucement. Au J’GO voici comment vous pouvez les déguster.
A l’apéritif : De petits artichauts frits à la graisse de canard. Daube d’artichaut à consommer chaude ou glacée en entrée ou en garniture
Stéphane Guihard (producteur de légumes) : «l’artichaut pousse sur pied, après la saison il faut couper les drageons (nouvelles pousses) que l’on replante ensuite pour créer de nouveaux pieds. Un pied peut donner jusqu’à 20 artichauts dans de bonnes conditions. Je produis 3 types d’artichauts, les petits violets ou bouquets, très tendres qui se mangent crus ou cuits). Dans les plus gros, je cultive les calicos bombés et bien serrés aux gros cœurs, et les maco (ceux que je préfère) plus allongés et tendres mais dont la récolte est plus courte (10 à 15 jours).»
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